✰彡 Interview pour Inquirer
2017 / Nov / 18

INQUIRER – Daisy Ridley est arrivée dans la salle de réunion du Claridge’s Hotel à Londres dans une robe blanche et en Louboutin. L’actrice anglaise est restée la même, sympathique et avec les pieds sur terre.

Daisy n’a pas seulement un rôle en or dans la nouvelle trilogie Star Wars, elle joue Miss Mary Debenham dans Le Crime de l’Orient-Express, la dernière adaptation du classique d’Agatha Christie. Kenneth Branagh, que Daisy appelle Ken,  a réalisé le film et interprète le célèbre détective belge, Hercule Poirot avec un casting quatre étoiles composé de Johnny Depp, Penélope Cruz, Judi Dench, Michelle Pfeiffer, Willem Dafoe et Josh Gad.

La jeune femme va aussi interpréter Ophélie dans une nouvelle version d’Hamlet et jouer dans Le Chaos en Marche, A Woman of No Importance, Kolma et Pierre Lapin. Avec tous ces projets, c’est sans surprise que Daisy nous confie ne pas être rentrée chez elle depuis mars.

Voici des extraits de notre conversation :

Au niveau des costumes, vous êtes dans un tout autre registre que pour Star Wars. Est-ce que les costumes pour ce film vous donnent plus l’impression de jouer la comédie ?
Lorsque j’enfilais le costume, j’avais l’impression d’enfiler le personnage en même temps. C’était très pratique pour jouer le jeu. Dans ce film, tout le monde joue avec la vérité, donc ça a du sens.

Est-ce que vous vous sentez plus glamour ?
Oui et élégante. J’ai porté une petite guêpière ( petit bustier), qui m’a donné une jolie posture, j’avais l’impression d’être une grande dame !

Votre personnage est l’un des plus mystérieux. Est-ce que vous vous considérez mystérieuse ?
Non (Rires). Je pense que je suis la personne la plus transparente et “non-mystérieuse” du monde !

Est-ce que vous êtes douée pour garder des secrets ?
Je ne suis pas douée pour garder mes propres secrets. Mais lorsque ce sont ceux de quelqu’un d’autre, ça me va parce que ce n’est pas à moi de dire ce secret. C’est pour ça, qu’étrangement, je n’ai pas de problème pour garder les secrets de mes films et de Star Wars parce que ce ne sont pas mes secrets. Il y a plus de 2 000 personnes qui ont fait ce film. C’est marrant lorsque les personnes ne savent pas. C’est inhabituel et différent parce que beaucoup de gens  connaissent la fin mais on a l’impression d’en savoir beaucoup plus.

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez vu Kenneth Branagh avec sa moustache pour la première fois ?
Apparemment, j’ai dit : “Oh, c’est audacieux !”.
Carol (Hemming), notre coiffeuse et maquilleuse, a créé cette moustache. La première fois que j’ai vu Kenneth avec la moustache, il m’a dit : “Ne me fais pas rire sinon ça va s’envoler!”. Il n’a jamais rigolé.

Comment la célébrité a-t-elle changée votre vie ? Est-ce que ça a affecté vos activités de tous les jours, comme le shopping, par exemple ?
Non. L’autre jour, je discutais avec Tom Holland sur le tournage du Chaos en Marche. Les gens parlaient de s’acheter une montre. Il m’a demandé si je m’étais achetée quoi que ce soit et je lui ai dit non. J’ai juste pris un billet d’avion et c’était super parce que ça m’a permis de rentrer à la maison pour la journée.
C’est bizarre. Ces derniers mois, c’est devenu vraiment différent. Les gens m’arrêtent dans la rue et me disent ” J’adore votre film!”, ça me surprend. J’ai toujours l’impression que quelque chose d’autre s’est produit dans la rue.

En ce moment, pour vous, où est votre maison ?
Je vis dans un appartement à Londres qui, malheureusement, n’a pas été occupé pendant un certain temps parce que je n’étais pas là. Je ne suis pas triste de travailler mais en gros je ne suis pas retournée dans mon appartement depuis mars. Heureusement, une amie a emménagé pour donner l’impression que quelqu’un y vit. Les quelques fois où je suis rentrée, elle était là. J’étais contente de voir ma colocataire.

Comment était-ce de travailler avec la légende de Star Wars, Mark Hamill?
Ce qui est merveilleux, c’est que dans le premier film je travaillais beaucoup plus avec Harrison Ford. Je me disais que je ne voulais pas déranger Mark. Nous avions discuté d’un peu de tout. Il ne me donnait jamais de conseils sauf si je le demandais. Travailler avec lui c’est fantastique.
Il est très bavard, chaleureux et c’est un très bon acteur. Il y avait des moments où je restais bouche bée. Une fois, je suis allée voir Rian (Johnson, le réalisateur) et je lui ai dit : “Oh mon dieu, c’était vraiment émouvant!”. Je me sens vraiment chanceuse d’avoir partagé ça avec lui.

A quel point aimez-vous vous habiller pour un tapis rouge ?
J’aime ça. Mais je trouve le fait d’être photographiée effrayant. Mais vous vous asseyez dans une chaise et deux heures après vous vous dites : “Oh mon dieu ! J’ai l’air présentable !”. C’est super parce que lorsque je me lève le matin, j’ai l’impression que je ne serai jamais prête. Puis quelqu’un arrive, vous vous asseyez, vous buvez un café et vous avez l’air fantastique !

Est-ce que vous pouvez parler du projet de comédie que vous préparez avec Josh Gad ?
C’est une idée de Josh, donc vous devriez lui demander. Je suis une participante potentielle si tout se passe bien et si tout le monde à assez de place dans son emploi du temps. C’est une histoire super et drôle.
Je ne suis pas une adepte de super-héros parce que je n’ai pas vu les films. En grandissant, je préférais les livres aux films. Je suis passée à côté de cette passion pour les bandes dessinées.
C’est pareil pour Star Wars. Je ne connais pas toutes les choses qui se connectent entres elles. Les gens me disent : ça, ça s’est passé dans cette BD” et je réponds “Oh,  ce film est cool” Mais je ne le fais avec le même enthousiasme que les fans ont pour les films de super-héros.
Pour l’instant vous devez demander à Josh, il est le mieux placé pour répondre. En substance, c’est une histoire drôle mais ça reste un film de super-héros. C’est une interprétation différente du genre.

Est-ce que vous vous voyez en tant que réalisatrice ou productrice, un de ces jours ?
J’ai été la productrice exécutive du film “La Jeune Fille et son Aigle”, ce qui est fantastique ! Ma mère m’a dit plusieurs fois que comme je suis autoritaire, je devrais être réalisatrice. Je lui ai dit ” Ce n’est pas ce qui fait un bon réalisateur” (rires). Je ne sais pas… Peut-être que je ferai les deux, réalisatrice et productrice. Mais d’ici là, j’espère avoir un diplôme. Ça passe avant.

Traduction réalisée par Daisy Ridley France. Merci de ne pas reposter.


Leave a comment